#La question de « ma » visibilité sur le web

Est-il simple d’engendrer de la visibilité sur le web ? Pourquoi toucher l’internaute est la clé de la visibilité ? Quels sont les outils digitaux qui maximise la visibilité d’un acteur ? J’ai compris récemment qu’il était difficile, voir utopique de trouver un emploi dans le secteur du web sans avoir de visibilité…

Comment tenter de toucher l’internaute ?

L’internaute 2.0 est un utilisateur actif au pouvoir prescriptif important et massivement présent dans la blogosphère et les médias sociaux. C’est donc vers lui que j’ai du tourner mes efforts de communication. Il s’agit de découvrir comment le toucher et le faire parler de soi. Lourd challenge… Il faut souligner que malgré les possibilités virales du web, le talent demeure la qualité première dans la production de la notoriété. Là, je ne saurais juger de mon talent… en tous cas dans le contexte web, cette notion de talent à la faculté de créer un univers et de communiquer au public une émotion particulière. Faire parler de soi consiste à mettre en interaction les internautes, les faire contribuer dans la propagation de votre image du simple fait que vous êtes génial. Plutôt effrayant, non ? C’est alors que commence la propagation virale grâce à l’effet de réseau. Il s’agit donc réellement de susciter l’intérêt en utilisant les outils de communication de manière adéquate et de porter une attention particulière à la gestion de son image. Mais n’existe-t-il pas un mix efficace d’outils pour générer cette visibilité ?

Proposition d’un mix de communication

Il y a 15 jours, je n’avais rien, ni Blog, ni centres d’intérêts, aucune expertise, très généraliste, pleine de projets mais aucun vraiment concret, j’avais en poche juste des doutes et mille raisons de me décourager. Et puis un jour j’ai croisé le « Docteur en Community Management » et c’est à la lumière de ses conseils en stratégie web que j’ai su réagir et commencer à réfléchir à une démarche de communication optimisant la visibilité d’ »une artiste émergente désireuse de recourir à la promotion digitale pour promouvoir ses talents et se faire remarquer« … Il s’agit de moi vous l’aurez compris..

One thousand real friends

En regardant les vidéos du salon « LeWeb11 », j’entends Loic Lemeur, dirigeant de l’agence Seesmic, expliquer aux entrepreneurs la manière avec laquelle lancer un produit avec sa communauté. Il part du constat, que grâce aux réseaux sociaux et à la blogosphère, aucune relation presse ni publicité (notamment parce que cette dernière est intrusive) ne sont nécessaires pour démarrer une campagne digitale.  L’important est de créer sa communauté. Pour cela, il est nécessaire d’avoir one thousand real friends, c’est à-dire mille amis en qui l’on a confiance. Le but est de faire parler de son initiative aux amis de ses amis. Si ceux-ci possèdent également un réseau de mille contacts, l’effet de propagation est en partie assuré. Bon, même si je m’efforce de me considérer comme une marque et tente de faire ma campagne digital, je ne possède pas mille amis et mes amis ne possèdent pas mille amis, mais bon je crois fort en ceux en qui j’ai confiance…

Je retiens de ses propos que la première étape pour maximiser la certitude de propagation d’un message est de partager du contenu via un blog ou un réseau social. J’ai donc ouvert deux blogs, normal. Lorsqu’on cherche à se promouvoir dans l’échange, il est nécessaire alors de ne pas se concentrer uniquement sur le produit (moi) ou service (ce que je sais faire), il faut apporter de la valeur autour d’un intérêt commun, les réseaux sociaux et le Social CRM, dans mon cas. En effet, la communauté autour de soi se créée parce qu’on aide, que l’on fournit un apport qui a de la valeur. Je n’aurais pas la prétention de dire que je réussis mais je suis assez fière de me voir « essayer » tous les jours…

La seconde étape est d’entretenir la relation avec la communauté en tenant compte des différents feedbacks pour s’améliorer. Pour l’instant je n’en ai aucun mais j’y crois. J’en conclu néanmoins que la promotion digitale repose sur la communauté, le centrage autour d’un intérêt commun, et l’entretien et la prise en compte des échanges. Bien…

Sur cette base, j’ai commencé à réfléchir aux quelques outils digitaux permettant l’activation d’un processus viral.

Comment activer le processus de visibilité ?

Une centaine d’entreprises digitales sont créées quotidiennement et qu’un concept, même le plus utile et innovant soit-il, nécessite une mise en avant étudiée. Dès lors, pour s’assurer une augmentation de la visibilité en la création d’une réputation en ligne, il est nécessaire de procéder en cinq étapes.

Premièrement, il est primordial de recourir au blogging et d’être actif sur sa page personnelle. Cela inclut le partage de contenus, le commentaire sur les autres blogs ou encore la proposition d’une inscription à une newsletter. C’est un procédé qui nécessite un investissement principalement en temps et dont l’objectif est la présence au sein de la blogosphère. Sur ce point, c’est bon..

La seconde étape consiste à rejoindre un réseau social et de créer sa communauté en ajoutant à son profil des contacts utiles. Chaque réseau social peut en soi se vouloir une niche particulière. Ainsi LinkedIn constitue le réseau social de prédilection si l’on souhaite toucher un public d’entrepreneurs, MySpace sera l’apanage d’une cible mélomane, etc. Bien évidemment, une présence sur plusieurs réseaux sociaux est souhaitée.

Troisièmement, le recours aux plateformes de partage de contenus audio et vidéo est indispensable, notamment suite au trafic qu’elles génèrent. Je pense en particulier à la plateforme YouTube.

Quatrièmement, proposer de faire partager ses pages personnelles via des sites ad hoc. En effet, Digg, Del.icio.us ou encore Friendfeed sont des sites qui permettent de sauvegarder et partager avec différentes communautés (Facebook, MySpace) des pages visitées qui ont marqué l’internaute. Enfin, un diagnostic de l’action de communication doit être opéré pour évaluer le bruit créé par la démarche. Pour cela, des outils statistiques tels que Google Analystics permettent de connaître le nombre de visites sur les pages personnelles. Aussi, de simples recherches sur les moteurs de recherche web peuvent indiquer l’étendue de la propagation.

Je suis loin de faire tout cela, on verra quand je serais véritablement une marque…

Après analyse, voici mes Six recommandations permettant de démarrer correctement une action de communication web ayant un objectif de notoriété :

  1. L’internaute est au centre de la communication web et le faire participer à la démarche est la clé des relations publiques digitales.
  2. Ce dernier étant massivement présent sur la blogosphère et utilisateur des médias sociaux, l’initiateur d’une action de communication digitale doit exploiter les différents types de plateformes (blogs, plateformes audio et vidéo, réseaux sociaux, webradios) sur lesquels il peut rencontrer une audience potentiellement importante. En effet, permettant non seulement l’interaction et donc le feedback, celles-ci permettent à l’initiateur de créer une communauté autour de lui grâce aux contacts des contacts, etc. Cela permet d’atteindre la règle d’audience « One thousand real friends ». Aussi, posséder un contact reconnu et influent est un gage supplémentaire de visibilité.
  3. La communauté se construit cependant autour d’un intérêt commun. L’objectif est de parvenir à créer de la valeur ajoutée et l’émotion auprès de la communauté et de la fédérer autour de cette émotion. Pour cela, la participation, l’implication et le partage de contenus sont primordiaux.
  4. Ainsi, la mise en ligne du produit ou service est nécessaire car elle est le seul aperçu concret de ce qui est proposé, de sorte que le recours aux plateformes audio et vidéo est impératif.
  5. Mettre en lien les différents réseaux est une possibilité supplémentaire de toucher une audience importante et d’accroitre la taille de la communauté. Elle est aussi une occasion de profiter de la complémentarité des médias sociaux.
  6. L’évaluation de l’action est importante pour en vérifier le succès tant qualitativement (recours aux forums de discussion par exemple) que quantitativement (référencement web, nombre de topics sur la blogosphère, etc.).

Ces recommandations semblent, selon moi, nécessaires mais bien évidemment, je ne prétends en aucun cas que l’application de celles-ci en garantisse le succès. Je reste prudente…

« Faire parler de soi consiste à mettre en interaction les internautes, les faire contribuer dans la propagation de votre image du simple fait que vous êtes génial ».

Je le suis ou pas ?

7 Commentaires

  1. Bonjour
    j’aime beaucoup le recul que vous prenez en écrivant cet article
    Excellent papier!
    bonne journée
    Phil

  2. Ah! la question de la visibilité…je crains que celle-ci ne puisse se construire en quelques mois. Autrement, le risque est bien trop grand d’être un feu de paille, un simple effet de mode. Je me souviens avoir envoyé un mail à Loic Le Meur début 2005 à la naissance de mon blog pour avoir son avis. Il avait fort justement critiqué, je débutais! Il a quand même eu la gentillesse de me répondre. 7 ans après…je constate que la visibilité même sur une niche qu’est le vin, peut avoir un certain impact. En somme, celle-ci ne peut exister durablement…que si la progression est très linéaire, construite et intelligente.
    Ne jamais accepter de déjeuners ou diners de presse, refuser les participations à des salons de vins, ne se montrer que rarement, en partant à la rencontre des vrais vignerons.La visibilité existe surtout grâce au fait de se montrer absent au moment où les autres se montrent présents. En somme, susciter bien plus que la curiosité.Les autres se montrent mais n’existent pas, car en voulant trop chercher la lumière, ils s’éblouissent tout seuls, et le public se lasse vite de ceux-ci. La parcimonie, la bonne mesure est une des clés, surtout dans un domaine pointu😉

    Ah bah ça fait 2 lecteurs! Et vu que c’est Agnès Duboisset qui a relayé l’article sur FB, j’imagine qu’il sera pas mal visible!

    Emmanuel

    • Être « visible » c’est finalement être « influent » et l’influence positive se travaille, se construit.. le plus lourd défi est de savoir accentuer certains traits de son image par leur caractère non verbal, transmettre des émotions, stimuler l’affectif, choisir les bonnes musiques (le style, le tempo, les arrangements), les bonnes couleurs (tonalité et luminosité), faire partie du cadre de référence de ses lecteurs.. Rester visible c’est avant tout donner une image de bonne qualité, de solidité et d’élégance… Parler, écouter, sentir, toucher… il ne faut pas nécessairement beaucoup de temps, il faut surtout de l’endurance et de la constance…
      Merci Emmanuel, vous savez mieux que quiconque que les 5 sens captivent…

  3. mehdi

    Tres bonne analyse, mais j’ai juste une question pour toi, qui est la fille dans la photo ?😉

  4. Pingback: #Je suis tombée par terre…. La droite du web ! « Maven je suis, Maven je serai…

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