#Identité virtuelle et/ou réelle, ou en êtes-vous ?

Qu’entendons-nous par « communautés virtuelles » ?

Si je reste sérieuse et dans l’analyse, je noterais que de façon générale, une communauté se définit comme « un groupe de personnes qui interagissent entre elles, partagent et utilisent des informations en relation avec leurs centres d’intérêt, caractéristiques démographiques ou activités professionnelles, communes. »… Un peu triste comme définition mais je n’ai jamais trouvé une définition très enthousiaste… Définition tirée du dictionnaire des définitions marketing en ligne, http://www.definitions-marketing.com

Howard Rheingold  (Les communautés virtuelles, Addison-Wesley edition, 1993), dans son ouvrage sur les communautés virtuelles que j’ai découvert par hasard à Beaubourg, les définissait comme « des regroupements socioculturels qui émergent du réseau lorsqu’un nombre suffisant d’individus participent à ces discussions publiques pendant assez de temps en y mettant suffisamment de cœur pour que des réseaux de relations humaines se tissent au sein du cyberespace ». Plus parlant je trouve…

L’une des caractéristiques essentielles de ses communautés est qu’elles possèdent leurs propres règles de civilité, leurs propres codes, leur culture. Il est primordial de souligner que les réseaux virtuels prennent une place de plus en plus importante dans le quotidien, en particulier chez les adolescents qui sont en pleine construction de leur identité. Je constate que chez les adultes aussi, il y a un réel besoin de cette vie virtuelle.

 

 

La communauté virtuelle comme moyen de représentation

Dans une perspective large, et à cause de mon état végétatif du moment, je me suis appuyée sur les travaux théoriques de représentation du moi (besoin très égoïste de recherche philosophique sans doute), particulièrement sur ceux d’Erving Goffman (La mise en scène dans la vie quotidienne, la représentation de soi, Les éditions de Minuit, 1973). « Le monde est un théâtre » affirmait-il, « où les hommes et les femmes ne sont que des acteurs ». N’oublions pas que les réseaux et groupe d’appartenance constituent des lieux privilégiés pour les échanges intersubjectifs, et que les groupes sont des éléments de sociabilité primordiaux.  Aussi, il est intéressant en reprenant la métaphore filée du théâtre, de porter une attention toute particulière à ce qui constitue les modalités de la représentation.

Les différentes communautés virtuelles, sont avant tout des lieux de représentation, d’expression (implicite et explicite selon les termes de Goffman), mais aussi de communication et d’affirmation (ou de quête d’affirmation) du moi. Bon je sens là que je commence à vous endormir….

Par ailleurs, les moyens de représentation utilisés dans la vie virtuelle (avatars, pseudos, photos retouchées, personnalisation voire création de pages web), sont des supports d’analyse particulièrement intéressants. Les objets que nous possédons, qu’il s’agisse d’un avatar sur internet ou d’un objet affectif quelconque, permettent d’étendre notre soi et de nous rendre, in fine, différents de ce que nous aurions été sans. Par conséquent, il montre comment a posteriori l’identité virtuelle et l’identité réelle interagissent et s’influencent l’une et l’autre.  Les internautes se créent une identité idéalisée par leur façon de communiquer notamment sur le net. Vous me suivez toujours ?

En outre, ces communautés sont des lieux d’échange hautement intersubjectif. Les communautés virtuelles offrent des possibilités aux individus qui dépassent leur vie réelle. Aussi inaugurent-elles un nouveau tournant dans la vie sociale des individus ?

En terme de différenciation avec la vie réelle, les internautes se sentent plus protégés que dans la vie réelle, plus libre, du fait de leur liberté de pouvoir se déconnecter à tout instant ou de s’inventer.

De surcroit, les internautes ne confondraient pas vie réelle et vie virtuelle comme s’en alarment fréquemment les médias, mais tout simplement… certains jeunes, tout en sachant qu’ils évoluent dans un monde choisi, peuvent se déclarer plus intéressés par ce monde que par celui de la vie quotidienne, du travail et même de la sexualité ou des copains et des copines… Il y a là possibilité d’addiction parce que le virtuel est tellement captivant que les gens s’immergent dedans et y passent parfois l’essentiel de leur vie. Ne nous en plaignons pas, nous en faisons partie… Lorsque le rapport au net est lié à des aspirations personnelles, les internautes seraient-ils à la recherche d’exutoires pour échapper à la réalité ?

Tant de questions….

Enfin, réfléchissons aux problèmes d’identité… on peut s’interroger sur la corrélation entre Internet et d’éventuelles identités éclatées. Néanmoins, cette facilité a une contrepartie : en effet, il devient si aisé de pouvoir développer une identité sur internet qu’il est même possible d’en disposer plusieurs. Quelle est alors la véritable identité parmi ces identités construites ? Faut-il considérer cette pluralité comme faisant partie d’un tout ?

 

 

Un potentiel marketing qui en est à ses balbutiements

Indéniablement ces communautés sont de véritables mines d’or pour les marketeurs. quant à l’exploitation marketing des données fournies par ces communautés, vaste sujet….

Je vais tenter de répondre à quelques questions… car le but de cet article est quand même de susciter chez vous un intérêt et de ne pas être que dans la réflexion… Si vous me lisez c’est aussi pour avancer, non ?

Quelles influences Internet peut-il avoir sur la construction de l’identité ?

On peut supposer que la vie virtuelle influence la vie réelle dans le sens où l’internaute a l’impression d’être maître de son territoire sur internet, de posséder les règles du jeu. En effet, sur internet, nous possédons des objets comme des avatars par exemple. Il est possible que cet avatar soit un prolongement de notre propre identité réelle. La personnalité réelle se construirait alors également à travers la personnalité virtuelle. L’internaute peut se construire des identités à l’infini. On peut alors imaginer une dissolution de l’identité réelle dans cette multiplicité d’identités inventées.

Peut-on trouver une corrélation entre sociabilité d’une personne dans la vie réelle et son activité sur internet ?

Faisons l’hypothèse d’une corrélation négative : plus une personne peine à s’intégrer au sein d’une communauté réelle, plus elle s’investira dans sa vie virtuelle. On assisterait alors à un phénomène de compensation de la vie réelle par la vie virtuelle. Cette dernière offrirait comme une seconde chance à l’internaute (tout est possible sur le net).

Quels liens peut-on observer entre besoins réels et besoins virtuels : sont-ils les mêmes ?

Sur internet, il est possible d’accéder à toutes sortes de biens facilement et rapidement, ainsi les besoins ont tendance à être plus nombreux, plus futiles, plus pressés. L’internaute s’offrira plus facilement des choses dont il n’a pas réellement besoin que dans la vie réelle. Avec la présence des marques sur les réseaux sociaux, nous pouvons constater l’émergence d’une nouvelle économie virtuelle où cependant s’engouffrent des entreprises bien réelles. Ainsi faisons l’hypothèse d’un lien renforcé entre besoins réels et besoins virtuels. Ces derniers sont souvent des copies des premiers.

Êtes-vous toujours avec moi ? Si oui, continuons…

Tout d’abord, il est très simple d’observer les « identités » virtuelles et les éventuels rapprochements entre identités virtuelle et réelle, ainsi que les corrélations pouvant exister entre besoins virtuels et réels. Il suffit de regarder si les utilisateurs des réseaux sociaux mettent leur propre photo. Ensuite, les forums, blogs, et autres groupes de discussion forment un espace de dialogue offrant lui aussi d’intéressantes observations.

Si on s’intéresse aux utilisateurs qui ne mettent pas leur photo, cela devient intéressant de leur faire passer un entretien approfondi afin de jauger de leurs principaux traits de caractère et intérêts (ainsi que de leur niveau d’activité en société dans la vie réelle), puis d’analyser leur comportement sur les réseaux, ou du moins dans un jeu de rôle où ils manipuleraient une « image», deuxième personnalité virtuelle créée par eux-mêmes. On obtiendrait ainsi un tableau comparatif approfondi sur plusieurs individus, permettant d’observer les concomitances entre besoins virtuels et réels, ainsi que les différences de comportement en communauté. Plus simplement, ce qui serait intéressant, ce serait de demander à un certain nombre d’individu de choisir une photo qui n’est pas la leur et de comparer la ressemblance de l’avatar avec son créateur.

Cela serait plus intéressant encore si l’expérience est faite sur des personnes différentes entre elles (sexe, âge, éducation…) et sur des personnes qui ont effectivement des problèmes dans leur vie réelle pour voir comment ils se comporteront sur les réseaux. La ressemblance suivra-t-elle dans les moindres détails, ou y aura-t-il un phénomène compensatoire des tares (physiques ou autres) du sujet dans la vie réelle ?

Pour ceux qui choisiront des photos qui ne leur ressemblent pas, on peut s’intéresser à ce qu’ils pensent en les sélectionnant : comptaient-t-ils créer une personne qui leur ressemble mais ils se sont éloigné de la réalité sans s’en rendre compte ou bien dès le début, ils avaient l’intention de choisir une « image » qui leur soit différente pour vivre leur idéal ou tout simplement pour découvrir d’autres vies ?

Si on se met ensuite à observer les forums et espaces de discussion en ligne. Ceux-ci offrent un champ d’études plus propice à des sondages permettant aux membres de la communauté de s’exprimer sur leur rapport au groupe virtuel, et autorisant aussi d’interroger un plus grand nombre de personnes sur les différences ressenties entre besoins virtuel et réel (et l’achat de produit et les impacts marketing afférents). Toutes ces expérimentations et recherches possibles, tant sur les réseaux sociaux que dans les groupes de discussion, se rattachent à la netnographie, qu’il s’agira donc de maîtriser, notamment dans ses aspects pratiques (tri et récolte des informations) et éthiques (prévenir le sujet de la présence des observateurs semble ici être une condition sine qua non pour obtenir leur confiance).

 

 

Pourquoi entretenir son identité virtuelle ?

Mes hypothèses

C’est une question de sociabilité, tout est question de sociabilité… sans une vie sociale, on meurt : plus une personne sera dessociabilisée, plus elle développera son identité virtuelle… à mon avis… On pourrait aussi réfléchir à différent type d’aspiration (ici il s’agit de déterminer lesquelles). On peut aussi supposer l’entretien d’une identité virtuelle comme prolongement de soi ou comme palliatif… Ou alors, c’est une question de sentiment qui porte sur les motivations sous-jacentes : désir de puissance, désir de reconnaissance, désir d’évasion…

L’identité virtuelle est au cœur de la question de la représentation de l’individu et des modalités de représentation.

Si je faisais une telle étude, je crois que je serais un peu limitée… Pourquoi ?

  • Les personnes que j’irais interroger seraient des proches donc appartiendraient pour la plupart à la même catégorie socio-professionnelle.
  • Les entretiens porteraient sur des comportements hypothétiques et non sur les réels comportements ; cela dit il aurait été intéressant de comparer les deux.
  • Certaines communautés sont dans une certaine mesure difficile d’accès… D’un point de vue méthodologique il aurait donc été fort intéressant de faire évoluer un personnage sur une longue durée afin de pouvoir avoir une approche à la fois sociologique et quasi anthropologique de ces communautés virtuelles.

Pour tenter d’avoir quelques réponses, j’ai recherché quatre avatars et leurs créateurs sur internet, le résultat est intéressant…. J’aurais pu m’inscrire à des jeux et faire connaissance avec eux, je n’ai pas eu ce courage…

Il semblerait que trois types de profils se distinguent de façon évidente :

  • Un profil de type scientifique où la personne s’attacherait à créer un avatar à son image, une sorte de double qui serait son prolongement dans la vie virtuelle. Toutefois, il est important de noter que si l’allure générale de l’avatar est la même, certains détails de leur apparence physique sont modifiés et/ou améliorés de façon consciente ou non. Notons à cet effet que l’avatar 3 présente une ressemblance certaine avec son créateur, mais la silhouette de l’avatar est bien plus affinée, il paraît plus jeune…
  • Un profil de joueur récréatif qui chercherait à expérimenter de nouvelles sensations, qui serait plutôt guidé par la curiosité ou le désir de s’amuser sans faire une projection sur son avatar. Dans nos expériences cela est parfaitement illustré par la personne qui a créé un bébé ou ici par l’avatar de la comparaison nº 1 ou n°2.
  • L’avatar comme incarnation du soi idéalisé ou fantasmé. La comparaison nº 4 le montre clairement, tout ce qui est considéré comme un défaut selon les canons de beauté actuel est modifié, embelli, amélioré.

Bon… au-delà de la ressemblance physique, il faut porter un intérêt particulier aux agissements des avatars. Il faut en effet se garder des simplifications hâtives et remarquer que les créateurs entretiennent des liens complexes avec leurs avatars : par exemple, si la comparaison Nº 2 peut s’apparenter à un avatar créé à des fins seules de divertissement, on peut émettre l’hypothèse que ce qui anime le créateur est son besoin d’exprimer son désir de puissance qui lui fait peut être défaut dans la réalité et l’avatar aurait alors un comportement fantasmé, le joueur chercherait à s’affirmer bien qu’il ne se projette pas physiquement sur son avatar…. ce ne sont que des hypothèses car n’étant pas une joueuse, je n’ai pas poussé la recherche plus loin… De plus, le comportement des internautes dans le vaste monde des jeux n’était pas forcément mon thème d’analyse…

Si j’avais disposé de plus de temps et si j’avais l’âme joueuse, j’aurais souhaité :

  • préciser les trois profils types définis ci-dessus, par des études quantitatives pour observer les individus appartenant à une même catégorie de profil ; ainsi que des études quantitatives en faisant interagir des groupes de trois personnes chacune appartenant à l’un des profils.
  • me concentrer sur la question du mimétisme entre comportements réel et virtuel.

Mais bon pas le temps….

 

 

Comment aurais je procédé pour faire mon enquête ?

Mon objectif : chercher à établir une corrélation entre identités virtuelle et réelle…

Il aurait été crucial de savoir comment la personne évolue dans son environnement. Mais aussi de déterminer comment la personne perçoit sa vie sociale (satisfaite ou pas). Ensuite, il convient de s’intéresser aux motivations qui la poussent à aller sur le net.  Enfin, il s’agit de creuser la question de l’identité virtuelle : qu’est-ce que la personne recherche ? Comment vit-elle la vie de son personnage du web ou bien que veut-elle lui faire vivre ? Quelle satisfaction tire-t-elle de son identité ? En guise d’extension il est également intéressant de lui demander comment elle conçoit son évolution…

J’aurais sans doute rédigé mon petit questionnaire ainsi…

Thème 1 : Sociabilité 

  • Pouvez vous vous présenter ?
  • De combien de temps de loisir disposez-vous ? Que faites vous de votre temps de libre ?
  • Quels sont vos centres d’intérêts ?
  • Avez-vous besoin des autres ou êtes-vous plutôt solitaire ?

Du fait de votre situation professionnelle/sociale, estimez vous être bien entouré (i.e : avez-vous assez de tps/d’occasion pour voir vos proches ? pour nouer de nouveaux contacts ? Comment vous sentez vous en groupe ? Quelle est généralement votre place ?) J’aurais certainement garder ces questions pour des relances éventuelles si la personne avait des difficultés à répondre… J’aurais immédiatement ressenti si la personne était sociable ou complètement associal…

Thème 2 : Ce qui est recherché sur le net

  • Que recherchez-vous sur le net ?
  • Avez vous votre photo sur les réseaux sociaux ? si non pourquoi révéler une autre identité ?
  • Quel est votre état d’esprit lorsque vous vous faites vivre sur internet ?
  • Pouvez vous donner un adjectif/un mot/une expression qui exprime ce qui vous pousse à développer une identité virtuelle ?
  • Décrivez l’état dans lequel vous êtes lors de la création de votre identité?
  • Qu’attendez-vous de cette « image» ? qu’espérez-vous d’elle ?
  • Êtes-vous sur internet comme dans la vie réelle ?
  • Pourquoi êtes vous sur les réseaux sociaux ?
  • A quels besoins répond internet ? => manque de tps, pratique, développement personnel, stimulation intellectuelle, consumérisme

Pour résumer toutes ces questions, je n’hésiterai pas à aider la personne en lui demandant de décrire sa dernière expérience avec sa personne virtuelle; c’est plus facile de répondre à des questions un peu abstraites quand on pense à un épisode particulier et pas « en général »… mais les réponses seront tout aussi intéressantes pour moi => « Parlons de la dernière fois où vous vous êtes fait vivre, qu’avez-vous imaginer ?… »

Thème 3 (ouvert) : Sentiment ressenti lorsqu’on est sur internet

Attention s’il peut se rapprocher du thème 2, le thème 3 est plus ouvert, le but est de défocaliser l’attention sur les attentes assumées concernant cette identité virtuelle => je poserais ces questions avant d’aborder des thèmes plus généraux sur le comportement dans la vie, la personnalité…

  • Quel est le sentiment que vous avez éprouvé en créant votre identité virtuelle ? je commencerais par ça et le reste ne devra être que des relances éventuelles…
  • Au-delà de l’aspect récréatif, quel sentiment tirez-vous de cette expérience ? êtes-vous surpris par l’allure finale ? satisfait ? désireux de voir cette identité prendre vie ?
  • Comment vous voyez-vous évoluer su le net ?
  • Comment voyez-vous votre vie virtuelle ?
  • La présence sur le net ? une deuxième vie (différente de la vie réelle) ou un dédoublement ?

Thème 4 : La question de la représentation (physique)

  • Décrivez avec vos propres mots votre identité sur le net ?
  • Qu’est-ce qui vous a inspiré/guidé lors de sa création ?
  • Avez-vous grossi certains traits : êtes vous très « quelque chose » ?
  • Votre  apparence virtuelle vous surprend-elle ?
  • Spontanément quelle est la première caractéristique que vous vous êtes donné ?
  • Êtes vous différent ? Cette différence, s’il y a, est-elle assumée ou pas ?
  • La représentation : un masque de plus ? ou un masque plus travaillé ?
  • Expliquez moi vos choix ?

Thème 5 : Façon d’agir sur le net

  • Qu’aimeriez-vous changer en vous ? comment aimeriez-vous que les personnes vous voient ?
  • Idéalement, comment votre personnage sur me web se comporterait-il ? Un trait de caractère dominant ? une particularité ?
  • Comment aimeriez-vous que votre personnage ne se comporte pas ?
  • Êtes vous vous-même ou ressemblez-vous à quelqu’un? si oui à qui/quoi ? pourquoi? est-ce une simple ressemblance en apparence ou un mimétisme poussé ? S’il n’y pas de reconnaissance physique, votre personnage virtuel ressemble-t-il à vous dans ses comportements ?
  • Pseudo/Photo représentative : création ou prolongement ?
  • Que fait votre personnage virtuel que vous ne faites pas ?
  • J’irais rechercher les similitudes ou au contraire les fortes divergences, l’audace, les comportements intéressés, est-ce une catharsis ou un prolongement ?

 

Il va falloir que je fasse ma propre analyse….

 

 

Et le marketing dans tout ça ??!!

Qu’est-ce qui se fait sur sur les réseaux sociaux d’un point de vue marketing ?

 

Beaucoup d’entreprises se sont engouffrées dans la brèche des réseaux sociaux, commercialisant leurs produits directement dans le monde virtuel : Saveur-Biere.com y vend ses produits, 1-800-Flowers y a intégré une application, un espace de vente pour que les clients puissent faire leurs achats sur cette page, Threadless y vend ses t-shirt…. Il semblerait donc que l’internaute souhaite retrouver certains repères de la vie réelle dans ce monde virtuel. Ceci explique sans doute le succès dans ce monde imaginaire des marques connues auparavant.

A travers les blogs et les forums, les entreprises peuvent rentrer en contact direct avec le consommateur. Celles-ci peuvent également tester de nouveaux produits, envoyer des sondages (le remplissage prend beaucoup moins de temps d’où un retour accru des questionnaires). Une question persiste : le consommateur sur internet a-t-il le même comportement de consommation que dans la vie réelle ? Si la réponse est négative, les informations qu’apporte internet aux entreprises sont biaisées. Pourquoi les marques s’emparent des blogs, ? Quels sont les avantages des blogs d’entreprise ? rapidité, efficacité, moindre coût, sentiment d’appartenance à une communauté et surtout accès aux « influenceurs », ces blogueurs qui peuvent amplifier le message auprès de leurs lecteurs.

Il y a aussi des écueils à éviter. L’entreprise doit en effet accepter une certaine perte de contrôle de la communication. Il y a un fort besoin de sincérité et d’humilité (la marque doit accepter de se faire critiquer). On peut aussi évoquer l’erreur qu’a commise Vichy en mettant en scène un blog avec une fausse utilisatrice chargée de tester ses produits. La supercherie ayant été découverte, elle a déclenché la colère des utilisateurs. Ou plus récemment Cora ou Orangina…. Je ne parlerai pas de La Redoute… ma copine La Redoute…

Du marketing au cybermarketing ?

Le cybermarketing consiste à adapter les outils marketing « classiques » aux sites internet afin de pouvoir segmenter le marché potentiel représenté par les internautes, de les cibler, de faire du benchmarking afin de pallier à la concurrence, personnaliser les pages web, les pages Facebook, animer son compte Twitter etc……  Si du fait des différences entre identité virtuelle et identité réelle, le cybermarketing ne semble pas appelé à remplacer le marketing « classique » il peut apparaître comme un complément permettant d’affiner et/ou compléter les données fournies par ce dernier. D’où l’importance d’observer les comportements des consommateurs sur les réseaux sociaux et les groupes de discussions.

Idéalement, j’aurais souhaité rencontrer des chargés de communication d’entreprises présentes sur internet afin de discuter avec eux de leur positionnement stratégique… mais bon ! je ne l’ai pas fait…. ma « virtualité » ne me donne pas encore la chance d’avoir un vrai réseau professionnel et suffisamment de relations prêtes à perdre ce temps pour moi.. ça viendra….

La piste du marketing sur internet est peu explorée. Elle se développe peu à peu, transformant le simple désir d’appartenir à une communauté en désir de consommation. La principale question en suspend est de savoir si les spécialistes du marketing peuvent se fier aux besoins exprimés par le consommateur internaute ?

Actuellement trois questions majeures : Qu’est-ce que les spécialistes du marketing peuvent apprendre du consommateur sur internet ? Quels sont les écueils qu’ils doivent éviter ? Faut-il proposer les mêmes produits dans la vie virtuelle que dans la vie réelle ?

 

Apparence jeune ou vieille, attrayante ou menaçante, cultivé ou pas : tout est possible lorsqu’on crée une identité virtuelle, son alter ego virtuel. Avec autant de choix, les utilisateurs sont-ils portés à choisir un modèle qui leur ressemble?  Il serait très intéressant d’analyser cela, surtout pour les entreprises réelles souhaitant atteindre les marchés virtuels.


Étudier les comportements des gens sur les réseaux sociaux, il n’est plus possible d’y échapper à mon sens…

Voilà, c’est tout ce que je voulais vous dire…

 

Je fais ce que je veux avec mon nom, je l’assume mais suis-je vraiment dans ce monde virtuel celle que je suis In Real Life ? Seuls mes amis vous répondront… donc Messieurs les marketeurs, interrogez aussi mes amis…. Seront-ils sincères ?

 

Si nous parlions maintenant de la sincérité virtuelle ? nnaaaannnnn Cécile ! Stop !

Ok….

3 Commentaires

  1. Sophie Trinquand

    Bonjour Cécile,

    Voici un article, comme je les aime. (un peu long quand même)

    J’ai décroché, à la partie « comment aurais je procédé pour faire mon enquête » (je lirai la suite tranquillement)….Tu avais là de quoi faire 3 articles successifs et alimenter ainsi ton blog…

    Avant de décrocher😉 , j’ai retenu 3 thèmes.

    1 – « Les différentes communautés virtuelles, sont avant tout des lieux de représentation, d’expression (implicite et explicite selon les termes de Goffman), mais aussi de communication et d’affirmation (ou de quête d’affirmation) du moi. »

    et peut être aussi de confirmation de ce que l’on est…mais qu’on ne soupçonnait pas ou qu’on était trop timide d’avouer…
    La virtualité permet aussi d’échanger sur les idées et non pas sur le paraître ou la position sociale. C’est ainsi que des tonnes de talents se révèlent. Et je pense que c’est une avancée , non seulement humaine, individuelle , mais aussi et surtout collective. Tu finis par rencontrer et découvrir des personnes dont tu n’aurais , peut être, jamais soupçonné l’éxistance (même à 30 kms de chez toi) !

    2 – « Les objets que nous possédons, qu’il s’agisse d’un avatar sur internet ou d’un objet affectif quelconque, permettent d’étendre notre soi et de nous rendre, in fine, différents de ce que nous aurions été sans. » 
    «  il devient si aisé de pouvoir développer une identité sur internet qu’il est même possible d’en disposer plusieurs. »

    Attention au dédoublement de personnalité. Si on commence à dériver, dans ce trip, la possibilité de recoupement d’infos sur le net, fait vite ;d’où un risque pour la e-réputation ou plutôt le personnal branding.
    Je suis persuadée que ce n’est pas une solution viable à terme.
    Les personnes qui durent sur les réseaux (avatar transformé ou non ) sont des personnes qui ne se cachent pas.
    Il ne faut pas , non plus , oublier le coté fun: certains ne se prennent pas du tout au sérieux, malgré leurs compétences. Cela tient plus du domaine de la rigolade, auto-dérision, voire provocation.

    3 – « plus une personne sera dessociabilisée, plus elle développera son identité virtuelle »

    ou à l’envers, plus une personne développe son identité virtuelle, plus elle a de chance de rencontrer des personnes dans la vie réelle et d’avancer… C’est ce qui m’arrive régulièrement, et c’est très agréable.
    C’est une opportunité pour créer des liens , ou de partage, et/ou d’échange de bons procédés sans flux monétaire, et/ou d’association, de partenariat, de businness, etc….

    Voilà Cécile, à bientôt, et toujours avec le plaisir de te lire.
    Sophie

    • Merci Sophie pour ce commentaire… et tes conseils🙂 … Le meilleur moyen de m’améliorer est de rester à l’écoute…

      Tes remarques sont très justes, l’internaute est le créateur de son identité numérique mais il peut rencontrer certaines difficultés à la maîtriser… c’est surtout cela que je cherchais à mettre en avant… Les dérives, les illusions… Sommes-nous finalement acteur ou victime de notre identité numérique ? un individu peut posséder une identité numérique multiple s’il
      utilise plusieurs profils avec différents avatars, divers pseudonymes, etc… Sous une même et unique identité, l’internaute peut donc décliner différentes personnalités et vivre ainsi différentes vies numériques et virtuelles…. Là, ça devient dangereux…

      La pratique du mensonge est courante dans notre vie quotidienne, c’est une forme de manipulation, on dit quelque chose de non conforme à la vérité ou de pas sincère, on dissimule une vérité, on cache quelque chose. C’est une affirmation contraire à la vérité dans le but de tromper son interlocuteur.

      Le mensonge prend toute son ampleur sur la toile. En effet, sur Internet l’anonymat est roi et chacun peut donc mentir pour se valoriser ou pour attirer l’attention ou encore pour piéger des personnes en se faisant passer pour quelqu’un que l’on n’est pas. Certains tchateurs dans des forums disent même qu’Internet est devenu le domaine du mensonge et de l’illusion, que l’anonymat que nous confère le Net exalte, cultive et glorifie parfois même le mensonge. Les sites sociaux, blogs et forums en tout genre élèvent au niveau d’un art l’affabulation sur les identités réelles ou imaginaires de certains internautes.

      C’est là qu’il faut s’inquiéter… Que se passe-t-il dans sa vie réelle pour arriver à de telles dérives ?

      « On the Internet, nobody knows you’re a dog »
      😉

  2. Pingback: #Je suis tombée par terre…. La droite du web ! « Maven je suis, Maven je serai…

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