#Je suis tombée par terre…. La droite du web !

Depuis l’arrivée des réseaux sociaux sur Internet, on étudie beaucoup les comportements, et j’ai toujours été sensible aux comportements sociologiques, psychologiques, à l’amitié virtuelle et ses conséquences, aux conflits que génère la toile, à la cohésion sociale, les bouleversements dans nos rapports aux autres, les quiproquos lourds de conséquences, les jalousies…  J’ai d’ailleurs fait quelques articles traitant du sujet, il m’en manque un sur le /Personal Branding/ mais je me refuse d’aborder le sujet, pour des raisons que je suis seule à comprendre…

J’ai déjà rédigé quelques articles sur des sujets liés au monde virtuel :

Ce soir, je lis ce mail et je tombe par terre, je l’ai relus et je suis retombée…

 « Tu dis toujours que xxx xxxx xxxxx xxxxxx xxxxxxx, sauf que je constate que tu tweet aux mêmes heures que moi et quasi sur les même sujets. C’est bien, mais j’aurai bien aimé que tu ne fasses pas un copier / coller de ce que je fais, je ne dis rien depuis un moment mais tout le monde commence à me faire la réflexion… Alors essayes d’être juste un peu différente avec tes propres parti pris s’teup :) »

J’ai bien sûre répondu en premier avec colère puis plus calmement :

 « Comme je ne regarde jamais tes tweets, je devrais peut être te faire la même réflexion. Je me demande d’ailleurs qui peut être ce « tout le monde » qui constate une pareille ineptie. Aurions-nous curieusement tweeté les mêmes infos ? … Personnellement cela ne me gênerait pas particulièrement et ça ne m’amènerait certainement pas à penser que la paternité m’en revienne. Ma conception a toujours été de retweeter un article intéressant ou de partager une info pertinente en valorisant la source. M’accuser de « Copier/Coller » est digne de l’injure. xxxxxxx xxxxx xxxx »

C’est surtout assez ridicule….

Cet email m’a d’abord bouleversé (je suis tombée plusieurs fois, pensant avoir mal lu, je l’ai relu puis relu ce qui m’a valu quelques chutes) puis j’ai trouvé qu’il reflétait typiquement les dérives de ce nouveau monde virtuel, des conséquences du Personnal Branding absolu… et finalement j’ai trouvé intéressant de prendre un peu de recul et de réfléchir… J’ai bien entendu supprimé cette personne de mes abonnements Twitter et de mes amis facebook pour ne plus lui faire « d’ombre »…

Qu’est-ce que l’individualisme ?

« Théorie qui considère l’individu et ses droits comme supérieurs à ceux de la société ». Cela signifie aussi « Égoïsme. Tendance à se différencier des autres. ». L’individualisme est une conception politique, sociale et morale qui tend à privilégier les droits, les intérêts et les valeurs de l’individu par rapport à ceux de la société. C’est une définition que l’on trouve partout. C’est à travers une vie communautaire que l’individu, plus petit élément d’une société, va chercher à exprimer sa particularité. Cela devient de l’égocentrisme si cette « particularité » n’est plus encensée et qu’on en souffre. L’individualisme encourage normalement l’initiative individuelle et l’attention à soi, impliquant une recherche exclusive de l’accomplissement de soi. Un accomplissement complètement indépendant de l’opinion d’autrui. Sur la toile, pour moi, une  personne découvre et entretient son originalité et surtout tente de vivre harmonieusement avec les autres. Dépendre et souffrir d’une image entachée entraîne une perte d’indépendance. Un certain désintéressement des autres n’est-il pas nécessaire à la satisfaction de l’intérêt personnel ? La conciliation entre réalisation de soi et ouverture aux autres est pour moi constitutive du bonheur. Il s’agit de redonner à l’originalité individuelle toute sa force d’expression et ce, au milieu des autres. Pour moi l’individualisme n’est pas compatible avec les communautés sur le web, on ne peut pas prôner cette théorie et être en phase avec le monde virtuel.

Qu’est-ce qu’un esprit libre ?

Ose penser par toi-même, c’est à dire avec courage et audace. Mais l’esprit libre n’est pas non plus isolé, s’il y a courage, c’est bien parce que sa pensée ose se manifester à autrui et qu’elle se définit par un partage avec le collectif. L’esprit libre serait alors celui qui se construirait non pas contre, mais avec, perpétuellement. Un esprit n’est libre que s’il se manifeste comme tel, c’est-à-dire que s’il se donne à voir à autrui, non pas dans une forme d’exhibition non conformiste, mais dans une forme d’étrangeté féconde, de créativité qui invite autrui au décentrement, c’est-à-dire au travestissement éphémère. Un esprit libre serait peut-être radicalement celui qui parviendrait à se faire autre.  Je rajouterai autre parmi les autres.

Suis-je ce que je crois être ?

L’homme s’est toujours demandé et se demande toujours « qui suis-je? » Il  parvient néanmoins à  reconstituer le puzzle de sa personnalité tout au long de son existence, du moins il pense « s’être trouvé » à la fin de sa vie. Mais a-t-il vraiment élucidé tous les mystères ? En effet, sommes-nous ce que nous avons conscience d’être, suis-je ce que je crois apercevoir de ma nature? Ou bien existe-t-il une autre partie obscure qui m’empêche de percevoir mon essence véritable ? L’homme est doué de conscience ; il a donc une capacité à réfléchir sur lui et sur le monde qui l’entoure. Cette conscience n’est pas suffisante puisqu’il reste toujours une partie obscure de lui-même qui le freine : l’inconscient. L’inconscient correspond aux pulsions stoppé par le Surmoi. Je ne comprenais déjà rien au lycée donc je ne m’étendrai pas sur le sujet. Ainsi pour répondre à la question « suis-je ce que je crois être », on peut affirmer que non car lorsqu’on croit avoir trouvé et connaître son identité grâce à la conscience, l’inconscient, intervient pour bouleverser la conscience en imposant des actes pulsionnels qui seront contrôlés par le « surmoi ». Il est donc impossible pour l’homme de savoir réellement qui il est. Croire en quelque chose peut alors vite devenir une illusion du fait du décalage entre la vision des choses (la conscience) et la réalité intérieure des choses (l’inconscient).Le web bouleverse un peu en soi ces deux mondes.

Peut-on connaître autrui ?

Le verbe « connaître » est un verbe équivoque. Il a une multitude d’acceptions qui varient selon le contexte. Dans le cadre du rapport à autrui, les sens adéquats du verbe peuvent être les faits d’avoir une idée pertinente d’une chose, de quelqu’un, de savoir l’identité de quelqu’un, d’avoir des relations avec quelqu’un, d’apprécier et comprendre le caractère de quelqu’un ou encore, d’avoir une juste notion de soi-même ainsi que des autres. Une des difficultés de la question est liée à l’utilisation de ce verbe. En effet, on ne peut être sûr de connaître autrui. En principe, une connaissance, comme un savoir, est vérifiée, prouvée et acceptée par l’opinion unanime. Or, jugeant autrui selon mon expérience, et mes affinités, il est complexe de certifier le connaître. Il est donc nécessaire d’ éviter de tout rapporter à nous dans une relation avec l’Autre. Il demeure cependant non-envisageable d’oser certifier connaître un être humain autre que nous dans sa totalité sachant que lui-même, ne se connaît peut-être pas. Encore moins de juger ses intentions. Ce que nous croyons être de l’autre n’est que l’interprétation de lui-même qui nous convient le mieux (ou moins bien), et non ce qu’il est dans son essence, sa nature. Il est donc idiot de préjugé.

Dans tout amour, n’aime-t-on jamais que soi-même ?

C’est, en un sens, toujours moi-même que j’aime dans les autres. Mais aimer, c’est aimer autre chose que soi. Le narcissisme est une forme d’amour infantile. Seul le manque de maturité explique qu’un individu ne puisse aimer en l’autre que ce qui lui est semblable, donc lui-même. Mais l’amour adulte, quel qu’il soit, est toujours amour de l’autre et oubli de soi. On peut, bien sûr, faire une différence entre l’amour lié à notre sensibilité et l’amour lié à la conscience morale. Le premier peut quelquefois rechercher une sécurité infantile, une protection, une satisfaction personnelle, un confort égoïste. Le second est toujours désintéressé et gratuit. Cependant, il n’y a pas vraiment de différence de nature entre les deux. C’est l’amour qui permet de saisir les valeurs des personnes. Donc juger c’est être dans le désamour.

Faut-il craindre le regard des autres ?

Lorsqu’on se sait regardé, on se sent mal à l’aise. Cependant on n’aimerait pas que personne ne prête attention à nous. Faut-il craindre le regard des autres ? S’interroger ainsi sur la crainte du regard des autres, c’est se demander si nous sommes sensibles – au point de le redouter – au pouvoir moral qu’exercent sur nous nos semblables du fait qu’ils nous observent et nous jugent. Faut-il fuir ou même mépriser le regard  des autres ou, au contraire, l’apprécier et le rechercher, en acceptant de  l’affronter ? Il nous faut craindre le regard des autres, en faisant tout pour ne pas avoir à le redouter ! L’assumer sans le subir.

Être libre

S’il y a bien une chose pour laquelle les hommes n’ont jamais hésité et ce depuis la nuit des temps, c’est bien de faire verser leur sang et ce pour l’obtention de leur liberté. Or, de ce sens une question inévitable s’impose : « Être libre, est-ce faire ce que l’on veut? ». Tous les humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ce qui revient à dire que dès notre naissance nous détenons la possibilité de prendre nos décisions, faire nos propres réflexions et décider des actes que l’on pose. La liberté de conscience et la liberté d’opinion : on est libre sans devoir faire quoi que ce soit. nos pensées sont à nous c’est une pulsion qui nous est propre et que nous sommes libres de penser comme on le veut. Ce qui nous mène à dire que nous sommes maitres de nous-mêmes. Être libre n’est pas nécessairement une question de pouvoir faire ce que l’on veut. On ne fait que mettre en péril sa liberté en cédant, à la tentation, aux pulsions. Chaque action irraisonnée ayant son lot de responsabilités.

Le pouvoir du séducteur

Audace et humilité, voilà le secret de celui qui séduit. La puissance de séduction d’un être n’est autre que le résultat de ce qu’il dégage. Il peut être hargneux, fougueux, drôle, comique ou naturellement expressif de par son regard ou son visage. La situation sociale ou professionnelle d’un être peut être considérée comme l’étendard de sa puissance. Les riches, les hauts placés, les self made men ont toujours eu l’orgueil ou la soif éperdue de celui qui domine. Certains paraissent infaillibles, d’autres égoïstes, d’autres calculateurs mais ceux qui, par pur altruisme, réconcilient les hommes avec leur détresse seront et resteront les grands de cette société. Il faut savoir aussi manier subtilement ce pouvoir quand on le détient et ne pas s’y perdre.

Le danger du web est de ne pas maîtriser tous ces points, de se perdre dans l’image que l’on souhaite véhiculer, la confondre avec sa vraie nature. Le web devient toxique dés lors que nous ne maîtrisons plus cette image ou que nous l’avons tant façonné qu’elle nous semble toute puissante. La puissance entraînant le jugement et l’égocentrisme.  Les dérives c’est la jalousie, l’égoïsme, la maîtrise à tout prix, le besoin de dominé, l’envie d’éliminer les gênants, une séduction permanente qui pourri son moi profond…

Je commence à mépriser le milieu virtuel du web et les personnalités qui s’y créées.

Je rêverais de connaître « tout ce monde » qui aura constaté ma soit-disant supercherie… ils se reconnaîtront…

Peut-être que mon prochain article sera « Comment reconnaître un psychopathe ? Peut-on le guérir ? » ou « Les liaisons dangereuses » ou encore « Analyse criminelle et comportementale », « Le traumatisme crânien » ou peut-être ferais-je un article sur « La prévention routière »…

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